Les week-end du mois d'avril
Salut à toutes et tous,
En ce mois d'avril bien occupé par les élections, en tout cas dans les médias, nous avons tenté de surnager en emmenant les enfants dans des contrées calédoniennes inconnues, pour nous bien-sûr. Contraints de les accompagner, nous avons quand même ramener quelques photos souvenirs que vous trouverez sur notre site photos : http://picasaweb.google.com/cathuvali
De notre séjour pendant les premières vacances de l'année scolaire dans le nord-ouest de la grande terre, nous retiendrons la singularité et la beauté du paysage de la pointe nord. De nombreuses vues sur les deux côtes ont scandé nos tribulations sur des pistes cahotiques. Le petit gîte de Poingam, à l'extrême nord, était splendide, l'accueil chaleureux, copieux et succulent et la mer encore chaude. Notre séjour à Koumac fut moins convaincant. Hôtel en pleine ville et en travaux, moustiques et balade ratée car non balisée et bloquée par un "Propriété privée - entrée risquée". Les limites du tourisme en Calédonie !
Deux WE (les jours des élections) à Dumbéa, une des quatre communes du grand Nouméa avec Nouméa, Païta et Mont-Dore. Balade le long de creek sur des sentiers incertains mais splendides et au sein d'une verdure luxuriante. Encore une fois, ces balades sont difficiles car non balisées donc peu accessibles avec des enfants. Mais on se débrouille et on apprécie.
Enfin un WE entre les élections avec la famille Aït-Aissa, nos amis de Poindimié, à Canala, fief de l'indépendantisme sur la côte Est. Pour l'anecdote, qui n'est pas une à l'échelle de l'histoire locale, Canala fut le point de démarrage des événements des années 1984-85. Eloi Machoro, indépendantiste, avait fracassé une urne avec une hache symbolisant ainsi le boycott des élections provinciales prôné par les partis indépendantistes pour protester contre un statut "Lemoine" jugé défavorable au peuple indigène. Eloi Machoro fut ensuite assassiné, avec l'accord plus ou moins implicite de l'Etat français (y compris Mitterrand). L'arrivée au pouvoir de la droite en 1986 (tiens, tiens !) avec le fameux Bernard Pons a ensuite précipité les événements. Bref, la vie à Canala s'est apaisée depuis, l'accueil au gîte fut chaleureux et convivial. Les gérants kanak ont pris le temps de discuter avec nous (ce qui est rare pour des kanaks des tribus), on a goûté des plats cusinés à base de produits locaux du jardin. Excellent WE !
En cette journée d'élections, c'est plein d'espoirs mais sans illusions que je vous laisse à vos propres réflexions !

1 Comments:
merci pour les infos intéressantes pour le prof d'hist-géo: vivement qu'on voie ceci sur le terrain.
Bisous
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